Présentation de l'arrondissement de Vienne

 
 

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218 658 habitants (au 1er janvier 2021)

4 cantons, 113 communes, 1 communauté d’agglomération, 3 communautés de communes et 29 syndicats intercommunaux et syndicats mixtes

L’arrondissement est bordé par les départements du Rhône, de la Loire, de l’Ardèche et de la Drôme. La place du Rhône dans son économie et ses déplacements y est essentielle à l’Ouest, tandis que le Nord est tiré par l’agglomération lyonnaise et que l’Est et le Sud sont marqués par les plaines de la Bièvre et sont plus ruraux. Le chef-lieu, Vienne, 30 000 habitants, est à 87 km de Grenoble et 20 km de Lyon.

L’arrondissement bénéficie d’un maillage administratif conséquent : outre la sous-préfecture, il comprend un tribunal judiciaire, un tribunal de commerce compétent pour les deux arrondissements du Nord-Isère, un conseil des prud’hommes, le siège et les bureaux de la chambre de commerce et d’industrie du Nord-Isère et un accueil de la chambre des métiers et de l’artisanat.

Les services de l’État habituels pour un chef-lieu d’arrondissement (finances publiques, inspections de l’Éducation nationale) comptent également une antenne de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS), le service d’aménagement Nord-Ouest de la Direction départementale des territoires (DDT), le commissariat de police nationale compétent sur Vienne et Pont-Evêque, la compagnie de gendarmerie de Vienne et pour partie celle de Saint-Marcellin, trois agences de Pôle Emploi (Vienne, Roussillon, La Côte-Saint-André), deux missions locales (Isère Rhodanienne et Bièvre), un centre hospitalier et une antenne de la Banque de France installée dans les locaux de la sous-préfecture.

Le développement économique :

Traditionnellement agricole, maraîchère au Sud près du Rhône, avec de grandes plaines sur la Bièvre et une exploitation forestière en son centre (Bonnevaux, Chambaran), l’arrondissement a pris progressivement une vocation plus industrielle et logistique sur la partie Ouest et est fortement résidentiel sur la partie Nord soumise à la pression foncière lyonnaise. Les villes de Saint-Jean-de- Bournay, La Côte-Saint-André et Beaurepaire, plus marquées par les productions agricoles (céréales, fruits) comptent des établissements significatifs (par exemple, la coopérative agricole la Dauphinoise qui compte 5000 adhérents).

Le dynamisme de l’arrondissement se traduit par la vitalité de son tissu économique : il compte plus de 15 000 entreprises. En nombre d’emplois, le commerce de détail et le BTP constituent les principales activités économiques du territoire (près de 2/3 de l’activité) suivies par celles liées à l’action sociale (hors hébergement) et les activités de transports terrestres et de transports par conduite.

La population active est partagée entre les catégories suivantes : employés et professions intermédiaires (environ 53%) ainsi qu’ouvriers (25%), cadres supérieurs (12%), artisans, commerçants et chefs d’entreprises (7,5%) et agriculteurs minoritaires (1,5%).

L’aéroport Grenoble-Alpes-Isère implanté à St-Etienne-de-St-Geoirs (dans la Bièvre), construit pour les JO d’hiver de 1968, propriété du département et géré depuis 2004 par Vinci Airports titulaire de la délégation de service public, est ouvert au trafic national et international pour tous types d’avions. La fréquentation est surtout importante l’hiver pour la desserte des stations de ski.

Ce dynamisme est également induit par la situation stratégique impliquant un travail sur les axes de transports routiers (projet de demi-échangeur de l’A7 à Reventin-Vaugris), ferroviaire (contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise, embranchement industriel Eiffage…), aérien (quatre communes situées dans la DTA de l’aire métropolitaine lyonnaise) et fluvial. L’arrondissement comprend un site tri-modal (route/fer/fleuve) structuré autour de la zone industrialo-portuaire INSPIRA. Le potentiel de développement de ce site et ses atouts en termes de multimodalité ont conduit à l’identifier comme site relais du port de Lyon Edouard Herriot au sein du schéma portuaire lyonnais.

Les infrastructures de transport importantes (A7, A43, RN7, lignes TGV, TER voyageurs et fret, fleuve) sont régulièrement en voie de saturation et conduisent l’État à mener des études d’évolutions lourdes (schéma de transport, ligne de contournement de Lyon, schéma portuaire, étude d’opportunité relative à la circulation sur la RN7) qui toucheront fortement l’architecture et les équilibres de l’arrondissement.

Dans sa partie rhodanienne, l’arrondissement compte d’importantes industries avec la plateforme chimique de Roussillon/St-Clair-du-Rhône créée en 1915, gérée par le GIE Osiris, qui accueille 16 entreprises nationales ou internationales (Adisséo, Rhodia, Novacyl, Teris, Solvay, Novapex, Bluestar, Ecoat etc) et emploie 1 500 salariés, le traitement de déchets (GDE et TREDI), le bâtiment, le génie civil, la chaudronnerie et le travail des métaux, le textile (BEAL à Vienne, leader mondial de la corde d’escalade), les services (transports Faure, SAMAT…), TENCATE à Primarette (blindages pare-balles en matériaux composites), l’électroménager (Calor) à Pont-Evêque, l’agroalimentaire (Yoplait/Sodial à Vienne et Danone à St-Just-Chaleyssin) et la production électrique avec la centrale nucléaire de Saint-Alban (850 salariés EDF).

L’arrondissement comprend deux Territoires d’Industrie :Vienne Condrieu Agglomération et Bièvre Isère Communauté/St Marcellin.

L’emploi :

L’arrondissement de Vienne comptait 16 026 demandeurs d’emploi au 1er mars 2021 dont 14 % de moins de 26 ans, 27 % de 50 ans et plus, 55 % de femmes et 46 % de demandeurs de longue durée (plus d’un an).

Le territoire est confronté à des difficultés de recrutement pour de nombreuses entreprises, tenant essentiellement à l’inadéquation entre le niveau de formation des demandeurs d’emploi et les besoins des entreprises. Ce taux reste élevé parmi les jeunes. Les secteurs qui restent sous tension (hôtellerie- restauration, aide à domicile, logistique, mécanique,…) sont accompagnés activement par les services de l’État et de Pôle Emploi afin de mobiliser les dispositifs utiles et encourager le recours à la formation (à l’occasion notamment du développement du dispositif Territoires d’industrie et du plan 1 jeune = 1 solution).

Environnement et risques (naturels, industriels, technologiques) :

L’arrondissement compte 24 installations Seveso dont 20 classées en « seuil haut » donnant lieu à 4 plans particuliers des risques technologiques (PPRT), la centrale nucléaire de Saint-Alban-du-Rhône/Saint-Maurice-L’Exil, plusieurs zones de stockage et d’exploitation d’hydrocarbures, le passage de 3 pipelines, de lignes THT et de gaz. Les risques naturels en particulier d’inondations et de glissement de terrain ont conduit à l’élaboration de 9 plans particuliers du risque inondation (PPRI). En outre, le territoire de Vienne est soumis à un risque d’inondation particulièrement élevé et a été reconnu comme Territoire à Risque importants d’Inondations (TRI) ayant donné lieu à l’élaboration d’une stratégie locale de gestion des risques inondation en lien étroit avec les collectivités locales.

L’arrondissement comprend enfin une réserve naturelle nationale sur l’Île de la Platière sur le Rhône, classée site Natura 2000, faisant actuellement l’objet d’un projet de Plan de gestion de la ressource en eau (PGRE) en raison du déficit quantitatif de la nappe, en co-construction avec les services de l’État et les utilisateurs de la ressource en eau.

L’environnement politique :

Toutes les sensibilités politiques sont traditionnellement présentes sur le territoire de l’arrondissement. Les scrutins présidentiels et législatifs de 2017 ont mis en tête La République en Marche : Monique Limon, ancienne maire de Bressieux, et Caroline Abadie, sont devenues respectivement députées des 7ème et 8ème circonscriptions de l’Isère.

Plusieurs personnalités marquent la vie locale, comme l’ancien sénateur Premier questeur Bernard Saugey (LR) et l’ancien ministre et vice-président de la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône Christian Nucci (PS), le président du conseil départemental Jean-Pierre Barbier (LR) également président d’INSPIRA, Yannick Neuder, vice-président du conseil régional délégué à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’innovation et président de Bièvre Isère communauté, ou Thierry Kovacs, maire de Vienne, président de Vienne Condrieu Agglomération et conseiller régional en charge du budget.

Malgré la virulence de certaines oppositions, l’aptitude au dialogue dans l’intérêt local reste une des caractéristiques importantes des responsables politiques, économiques et sociaux de ce territoire.

A l’occasion des élections municipales de 2020, la majorité des conseillers municipaux des communes de l’arrondissement ont été élus dès le premier tour. Seules 9 communes sur 113 ont connu un second tour, dont Chasse sur Rhône, Péage de Roussillon, Saint-Clair-du-Rhône et Saint-Jean-de-Bournay.

Au niveau des EPCI à fiscalité propre, M. Kovacs réélu maire de Vienne a de nouveau été élu à la tête de Vienne Condrieu Agglomération, de même que M. Porretta, réélu à Oytier-Saint-Oblas, repart pour un nouveau mandat à la présidence de la communauté de communes des Collines du Nord Dauphiné. Le sort de Bièvre Isère Communauté et de Entre Bièvre et Rhône sera déterminé dans les prochaines semaines.

Politique de coopération intercommunale :

Vienne Condrieu Agglomération réunit 30 communes issues de la fusion, au 1er janvier 2018, des anciennes communauté d’agglomération Vienn’agglo regroupant 18 communes et communauté de communes de la région de Condrieu comptant 11 communes rhodaniennes. La commune de Meyssiez a rejoint la communauté d’agglomération à cette même date.

Les communautés de communes du Territoire de Beaurepaire et du Pays Roussillonnais ont fusionné le 1er janvier 2019 pour donner naissance à la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône (37 communes).

Sous l’impulsion du département de l’Isère, les syndicats compétents en matière de GEMAPI de l’arrondissement de Vienne se sont regroupés le 1er janvier 2019, au sein d’un syndicat mixte ouvert intégrant le département, dénommé le syndicat isérois des rivières – Rhône aval (SIRRA). En 2019, ce syndicat a étendu son périmètre à 17 communes de l’arrondissement. 

Les communes de Balbins et Ornacieux ont fusionné le 1er janvier 2019 donnant naissance à la commune nouvelle d’Ornacieux-Balbins (844 habitants), tandis que celles d’Arzay, Commelle, Natoin et Semons ont également fusionné à la même date au sein de la commune nouvelle Porte-des-Bonnevaux (2 015 habitants).

Politique de la ville/prévention de la délinquance :

L’arrondissement comprend 8 quartiers politique de la ville dont 4 à Vienne (Estressin, Vallée de la Gère, Malissol, Les Genêts-Cancane-Charlemagne), 1 à Pont-Evêque (Plan des Aures), 1 à Chasse-sur-Rhône (les Barbières) et 2 à Péage-de-Roussillon (Les Ayençins, route de Sablons). On compte également 7 quartiers en veille active sur les communes de Vienne, Pont-Evêque et Péage-de-Roussillon.

La ville de Vienne a été retenue au titre du NPNRU avec l’opération de rénovation du quartier de la vallée de Gère, avec un concours de l’État de 3 M€ sur un coût de 21 M€. L’opération est en cours . Si la rénovation urbaine a permis de diminuer le niveau de violences urbaines que la ville a pu connaître autrefois, certains quartiers continuent toutefois de subir le trafic de stupéfiants principalement.

La prévention de la délinquance est organisée avec l’action de 2 conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) sur le territoire de Vienne Agglomération et celui de La Côte-Saint-André/Beaurepaire) ; 2 contrats locaux de sécurité ont été signés avec l’agglomération viennoise et l’ ancienne communauté de communes du Pays Roussillonnais (aujourdhui membre de la communauté EBER).

Des systèmes de vidéo-protection sont mis en place progressivement dans la plupart des communes importantes de l’arrondissement.

Par ailleurs, plusieurs quartiers continuent de faire l’objet d’un suivi attentif compte tenu de leur potentielle instabilité et de la proximité de certains de leurs habitants avec des réseaux islamistes radicaux.

L’environnement culturel, patrimonial, gastronomique :

Deux événements musicaux d’ampleur nationale sont organisés dans l’arrondissement : à Vienne, fin juin et début juillet, le festival « Jazz à Vienne », organisé depuis 1980, vitrine de la ville avec une scène principale dans le théâtre antique et de nombreuses scènes ouvertes (229 000 spectateurs en 2019 devenant ainsi le 1er de la région et le 5ème de France), et le festival Berlioz à la Côte-Saint-André (lieu de naissance du musicien), organisé fin août depuis 1994, attire des chefs d’orchestre, musiciens classiques et des chanteurs lyriques de renommée internationale (37 880 visiteurs en 2019).

La richesse patrimoniale de la ville de Vienne est tirée en particulier des vestiges romains remarquables (temple d’Auguste et de Livie, théâtre antique, odéon, restes du forum, de l’agora et musées), églises, cloîtres et cathédrale. Les derniers contrats de plan État/région et le volontarisme de la nouvelle municipalité accompagnée par l’État permettent des rénovations très importantes pour favoriser un accroissement du tourisme (à nouveau 1 M€ prévu dans le contrat de plan 2015-2020). Le plan patrimoine signé en juin 2019 pour la période 2019-2022 mobilise 4 M€ financés à parts égales par l’État, la région, le département et la ville.

La culture gastronomique est promue grâce à l’héritage de Fernand Point à la Pyramide, entretenu par Patrick Henriroux (deux étoiles Michelin) qui, associé à quatre autres chefs dont Philippe Girardon au domaine de Clairefontaine (une étoile), ont fondé l’Agora des chefs pour mettre en valeur le terroir local. Enfin, l’association Vitis Vienna travaille actuellement la reconnaissance en AOP des vins de Vienne, Chasse-sur-Rhône et de Seyssuel, vignobles de grande qualité, le plus septentrional de l’appellation, replantés depuis une dizaine d’années et exploités par 17 vignerons.

La contractualisation de l’État avec les collectivités territoriales :

L’État a signé différents contrats portant engagement de crédits avec les collectivités :

- 4 contrats de ruralité en 2017 avec chaque EPCI de l’arrondissement de Vienne qui seront remplacés, à compter du 30 juin 2021 par des contrats de relance et de transition écologique (CRTE)

- la convention cadre issue du dispositif Action Coeur de Ville a été signée le 21 octobre 2018 par la ville de Vienne, l’État, le département de l’Isère, les chambres consulaires, l’association Vienne Atout Commerces, la Banque des Territoires, Action logement, ADVIVO, l’ANAH, EPORA et la CNR. Par arrêté du 20 février 2020, le préfet de l’Isère a validé la transformation de la convention cadre en convention portant opération de revitalisation des territoires (ORT) permettant d’englober dans un territoire plus large de la commune la rénovation du parc de logements, de locaux commerciaux et artisanaux, et plus globalement le tissu urbain. Le dispositif est entré dans sa phase de déploiement le 24 février 2021 à l’occasion d’un second avenant à la convention cadre ;

- un plan patrimoine 2019-2022 a été signé le 14 juin 2019 mobilisant l’État, la région, le département et la ville de Vienne mobilisant 4 M€ ;

- deux protocoles Territoire d’industrie ont été signés, avec Vienne Condrieu Agglomération le 26 juin 2019 (le périmètre regroupe 5 EPCI : Vienne Condrieu Agglomération et les 4 communautés de communes Entre Bièvre et Rhône (38), Pays Mormantais (69), Vallée du Garon (69) et Vallons du Lyonnais(69) : 91 communes, 243 000 habitants et 1 548 établissements dans le secteur industriel représentant 15 078 emplois, soit 18 % de l’emploi total) et avec Bièvre Isère Communauté le15 novembre 2019 qui couvre le territoire de Bièvre Isère Communauté et de la communauté de communes de Saint-Marcellin Vercors

- 3 conventions « Petites villes de demain » avec les communes de La-Côte-Saint-André (signée le 18 mai 2021) et de Chasse-sur-Rhône (signée le 19 mai 2021) et Beaurepaire (signature prévue le 7 juillet 2021).

L’arrondissement est bordé par les départements du Rhône, de la Loire, de l’Ardèche et de la Drôme. La place du Rhône dans son économie et ses déplacements y est essentielle à l’Ouest, tandis que le Nord est tiré par l’agglomération lyonnaise et que l’Est et le Sud sont marqués par les plaines de la Bièvre et sont plus ruraux. Le chef-lieu, Vienne, 30 000 habitants, est à 87 km de Grenoble et 20 km de Lyon.

L’arrondissement bénéficie d’un maillage administratif conséquent : outre la sous-préfecture, il comprend un tribunal judiciaire, un tribunal de commerce compétent pour les deux arrondissements du Nord-Isère, un conseil des prud’hommes, le siège et les bureaux de la chambre de commerce et d’industrie du Nord-Isère et un accueil de la chambre des métiers et de l’artisanat.

Les services de l’État habituels pour un chef-lieu d’arrondissement (finances publiques, inspections de l’Éducation nationale) comptent également une antenne de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS), le service d’aménagement Nord-Ouest de la Direction départementale des territoires (DDT), le commissariat de police nationale compétent sur Vienne et Pont-Evêque, la compagnie de gendarmerie de Vienne et pour partie celle de Saint-Marcellin, trois agences de Pôle Emploi (Vienne, Roussillon, La Côte-Saint-André), deux missions locales (Isère Rhodanienne et Bièvre), un centre hospitalier et une antenne de la Banque de France installée dans les locaux de la sous-préfecture.

Le développement économique :

Traditionnellement agricole, maraîchère au Sud près du Rhône, avec de grandes plaines sur la Bièvre et une exploitation forestière en son centre (Bonnevaux, Chambaran), l’arrondissement a pris progressivement une vocation plus industrielle et logistique sur la partie Ouest et est fortement résidentiel sur la partie Nord soumise à la pression foncière lyonnaise. Les villes de Saint-Jean-de- Bournay, La Côte-Saint-André et Beaurepaire, plus marquées par les productions agricoles (céréales, fruits) comptent des établissements significatifs (par exemple, la coopérative agricole la Dauphinoise qui compte 5000 adhérents).

Le dynamisme de l’arrondissement se traduit par la vitalité de son tissu économique : il compte plus de 15 000 entreprises. En nombre d’emplois, le commerce de détail et le BTP constituent les principales activités économiques du territoire (près de 2/3 de l’activité) suivies par celles liées à l’action sociale (hors hébergement) et les activités de transports terrestres et de transports par conduite.

La population active est partagée entre les catégories suivantes : employés et professions intermédiaires (environ 53%) ainsi qu’ouvriers (25%), cadres supérieurs (12%), artisans, commerçants et chefs d’entreprises (7,5%) et agriculteurs minoritaires (1,5%).

L’aéroport Grenoble-Alpes-Isère implanté à St-Etienne-de-St-Geoirs (dans la Bièvre), construit pour les JO d’hiver de 1968, propriété du département et géré depuis 2004 par Vinci Airports titulaire de la délégation de service public, est ouvert au trafic national et international pour tous types d’avions. La fréquentation est surtout importante l’hiver pour la desserte des stations de ski.

Ce dynamisme est également induit par la situation stratégique impliquant un travail sur les axes de transports routiers (projet de demi-échangeur de l’A7 à Reventin-Vaugris), ferroviaire (contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise, embranchement industriel Eiffage…), aérien (quatre communes situées dans la DTA de l’aire métropolitaine lyonnaise) et fluvial. L’arrondissement comprend un site tri-modal (route/fer/fleuve) structuré autour de la zone industrialo-portuaire INSPIRA. Le potentiel de développement de ce site et ses atouts en termes de multimodalité ont conduit à l’identifier comme site relais du port de Lyon Edouard Herriot au sein du schéma portuaire lyonnais.

Les infrastructures de transport importantes (A7, A43, RN7, lignes TGV, TER voyageurs et fret, fleuve) sont régulièrement en voie de saturation et conduisent l’État à mener des études d’évolutions lourdes (schéma de transport, ligne de contournement de Lyon, schéma portuaire, étude d’opportunité relative à la circulation sur la RN7) qui toucheront fortement l’architecture et les équilibres de l’arrondissement.

Dans sa partie rhodanienne, l’arrondissement compte d’importantes industries avec la plateforme chimique de Roussillon/St-Clair-du-Rhône créée en 1915, gérée par le GIE Osiris, qui accueille 16 entreprises nationales ou internationales (Adisséo, Rhodia, Novacyl, Teris, Solvay, Novapex, Bluestar, Ecoat etc) et emploie 1 500 salariés, le traitement de déchets (GDE et TREDI), le bâtiment, le génie civil, la chaudronnerie et le travail des métaux, le textile (BEAL à Vienne, leader mondial de la corde d’escalade), les services (transports Faure, SAMAT…), TENCATE à Primarette (blindages pare-balles en matériaux composites), l’électroménager (Calor) à Pont-Evêque, l’agroalimentaire (Yoplait/Sodial à Vienne et Danone à St-Just-Chaleyssin) et la production électrique avec la centrale nucléaire de Saint-Alban (850 salariés EDF).

L’arrondissement comprend deux Territoires d’Industrie :Vienne Condrieu Agglomération et Bièvre Isère Communauté/St Marcellin.

L’emploi :

L’arrondissement de Vienne comptait 16 026 demandeurs d’emploi au 1er mars 2021 dont 14 % de moins de 26 ans, 27 % de 50 ans et plus, 55 % de femmes et 46 % de demandeurs de longue durée (plus d’un an).

Le territoire est confronté à des difficultés de recrutement pour de nombreuses entreprises, tenant essentiellement à l’inadéquation entre le niveau de formation des demandeurs d’emploi et les besoins des entreprises. Ce taux reste élevé parmi les jeunes. Les secteurs qui restent sous tension (hôtellerie- restauration, aide à domicile, logistique, mécanique,…) sont accompagnés activement par les services de l’État et de Pôle Emploi afin de mobiliser les dispositifs utiles et encourager le recours à la formation (à l’occasion notamment du développement du dispositif Territoires d’industrie et du plan 1 jeune = 1 solution).

Environnement et risques (naturels, industriels, technologiques) :

L’arrondissement compte 24 installations Seveso dont 20 classées en « seuil haut » donnant lieu à 4 plans particuliers des risques technologiques (PPRT), la centrale nucléaire de Saint-Alban-du-Rhône/Saint-Maurice-L’Exil, plusieurs zones de stockage et d’exploitation d’hydrocarbures, le passage de 3 pipelines, de lignes THT et de gaz. Les risques naturels en particulier d’inondations et de glissement de terrain ont conduit à l’élaboration de 9 plans particuliers du risque inondation (PPRI). En outre, le territoire de Vienne est soumis à un risque d’inondation particulièrement élevé et a été reconnu comme Territoire à Risque importants d’Inondations (TRI) ayant donné lieu à l’élaboration d’une stratégie locale de gestion des risques inondation en lien étroit avec les collectivités locales.

L’arrondissement comprend enfin une réserve naturelle nationale sur l’Île de la Platière sur le Rhône, classée site Natura 2000, faisant actuellement l’objet d’un projet de Plan de gestion de la ressource en eau (PGRE) en raison du déficit quantitatif de la nappe, en co-construction avec les services de l’État et les utilisateurs de la ressource en eau.

L’environnement politique :

Toutes les sensibilités politiques sont traditionnellement présentes sur le territoire de l’arrondissement. Les scrutins présidentiels et législatifs de 2017 ont mis en tête La République en Marche : Monique Limon, ancienne maire de Bressieux, et Caroline Abadie, sont devenues respectivement députées des 7ème et 8ème circonscriptions de l’Isère.

Plusieurs personnalités marquent la vie locale, comme l’ancien sénateur Premier questeur Bernard Saugey (LR) et l’ancien ministre et vice-président de la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône Christian Nucci (PS), le président du conseil départemental Jean-Pierre Barbier (LR) également président d’INSPIRA, Yannick Neuder, vice-président du conseil régional délégué à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’innovation et président de Bièvre Isère communauté, ou Thierry Kovacs, maire de Vienne, président de Vienne Condrieu Agglomération et conseiller régional en charge du budget.

Malgré la virulence de certaines oppositions, l’aptitude au dialogue dans l’intérêt local reste une des caractéristiques importantes des responsables politiques, économiques et sociaux de ce territoire.

A l’occasion des élections municipales de 2020, la majorité des conseillers municipaux des communes de l’arrondissement ont été élus dès le premier tour. Seules 9 communes sur 113 ont connu un second tour, dont Chasse sur Rhône, Péage de Roussillon, Saint-Clair-du-Rhône et Saint-Jean-de-Bournay.

Au niveau des EPCI à fiscalité propre, M. Kovacs réélu maire de Vienne a de nouveau été élu à la tête de Vienne Condrieu Agglomération, de même que M. Porretta, réélu à Oytier-Saint-Oblas, repart pour un nouveau mandat à la présidence de la communauté de communes des Collines du Nord Dauphiné. Le sort de Bièvre Isère Communauté et de Entre Bièvre et Rhône sera déterminé dans les prochaines semaines.

Politique de coopération intercommunale :

Vienne Condrieu Agglomération réunit 30 communes issues de la fusion, au 1er janvier 2018, des anciennes communauté d’agglomération Vienn’agglo regroupant 18 communes et communauté de communes de la région de Condrieu comptant 11 communes rhodaniennes. La commune de Meyssiez a rejoint la communauté d’agglomération à cette même date.

Les communautés de communes du Territoire de Beaurepaire et du Pays Roussillonnais ont fusionné le 1er janvier 2019 pour donner naissance à la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône (37 communes).

Sous l’impulsion du département de l’Isère, les syndicats compétents en matière de GEMAPI de l’arrondissement de Vienne se sont regroupés le 1er janvier 2019, au sein d’un syndicat mixte ouvert intégrant le département, dénommé le syndicat isérois des rivières – Rhône aval (SIRRA). En 2019, ce syndicat a étendu son périmètre à 17 communes de l’arrondissement. 

Les communes de Balbins et Ornacieux ont fusionné le 1er janvier 2019 donnant naissance à la commune nouvelle d’Ornacieux-Balbins (844 habitants), tandis que celles d’Arzay, Commelle, Natoin et Semons ont également fusionné à la même date au sein de la commune nouvelle Porte-des-Bonnevaux (2 015 habitants).

Politique de la ville/prévention de la délinquance :

L’arrondissement comprend 8 quartiers politique de la ville dont 4 à Vienne (Estressin, Vallée de la Gère, Malissol, Les Genêts-Cancane-Charlemagne), 1 à Pont-Evêque (Plan des Aures), 1 à Chasse-sur-Rhône (les Barbières) et 2 à Péage-de-Roussillon (Les Ayençins, route de Sablons). On compte également 7 quartiers en veille active sur les communes de Vienne, Pont-Evêque et Péage-de-Roussillon.

La ville de Vienne a été retenue au titre du NPNRU avec l’opération de rénovation du quartier de la vallée de Gère, avec un concours de l’État de 3 M€ sur un coût de 21 M€. L’opération est en cours . Si la rénovation urbaine a permis de diminuer le niveau de violences urbaines que la ville a pu connaître autrefois, certains quartiers continuent toutefois de subir le trafic de stupéfiants principalement.

La prévention de la délinquance est organisée avec l’action de 2 conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) sur le territoire de Vienne Agglomération et celui de La Côte-Saint-André/Beaurepaire) ; 2 contrats locaux de sécurité ont été signés avec l’agglomération viennoise et l’ ancienne communauté de communes du Pays Roussillonnais (aujourdhui membre de la communauté EBER).

Des systèmes de vidéo-protection sont mis en place progressivement dans la plupart des communes importantes de l’arrondissement.

Par ailleurs, plusieurs quartiers continuent de faire l’objet d’un suivi attentif compte tenu de leur potentielle instabilité et de la proximité de certains de leurs habitants avec des réseaux islamistes radicaux.

L’environnement culturel, patrimonial, gastronomique :

Deux événements musicaux d’ampleur nationale sont organisés dans l’arrondissement : à Vienne, fin juin et début juillet, le festival « Jazz à Vienne », organisé depuis 1980, vitrine de la ville avec une scène principale dans le théâtre antique et de nombreuses scènes ouvertes (229 000 spectateurs en 2019 devenant ainsi le 1er de la région et le 5ème de France), et le festival Berlioz à la Côte-Saint-André (lieu de naissance du musicien), organisé fin août depuis 1994, attire des chefs d’orchestre, musiciens classiques et des chanteurs lyriques de renommée internationale (37 880 visiteurs en 2019).

La richesse patrimoniale de la ville de Vienne est tirée en particulier des vestiges romains remarquables (temple d’Auguste et de Livie, théâtre antique, odéon, restes du forum, de l’agora et musées), églises, cloîtres et cathédrale. Les derniers contrats de plan État/région et le volontarisme de la nouvelle municipalité accompagnée par l’État permettent des rénovations très importantes pour favoriser un accroissement du tourisme (à nouveau 1 M€ prévu dans le contrat de plan 2015-2020). Le plan patrimoine signé en juin 2019 pour la période 2019-2022 mobilise 4 M€ financés à parts égales par l’État, la région, le département et la ville.

La culture gastronomique est promue grâce à l’héritage de Fernand Point à la Pyramide, entretenu par Patrick Henriroux (deux étoiles Michelin) qui, associé à quatre autres chefs dont Philippe Girardon au domaine de Clairefontaine (une étoile), ont fondé l’Agora des chefs pour mettre en valeur le terroir local. Enfin, l’association Vitis Vienna travaille actuellement la reconnaissance en AOP des vins de Vienne, Chasse-sur-Rhône et de Seyssuel, vignobles de grande qualité, le plus septentrional de l’appellation, replantés depuis une dizaine d’années et exploités par 17 vignerons.

La contractualisation de l’État avec les collectivités territoriales :

L’État a signé différents contrats portant engagement de crédits avec les collectivités :

- 4 contrats de ruralité en 2017 avec chaque EPCI de l’arrondissement de Vienne qui seront remplacés, à compter du 30 juin 2021 par des contrats de relance et de transition écologique (CRTE)

- la convention cadre issue du dispositif Action Coeur de Ville a été signée le 21 octobre 2018 par la ville de Vienne, l’État, le département de l’Isère, les chambres consulaires, l’association Vienne Atout Commerces, la Banque des Territoires, Action logement, ADVIVO, l’ANAH, EPORA et la CNR. Par arrêté du 20 février 2020, le préfet de l’Isère a validé la transformation de la convention cadre en convention portant opération de revitalisation des territoires (ORT) permettant d’englober dans un territoire plus large de la commune la rénovation du parc de logements, de locaux commerciaux et artisanaux, et plus globalement le tissu urbain. Le dispositif est entré dans sa phase de déploiement le 24 février 2021 à l’occasion d’un second avenant à la convention cadre ;

- un plan patrimoine 2019-2022 a été signé le 14 juin 2019 mobilisant l’État, la région, le département et la ville de Vienne mobilisant 4 M€ ;

- deux protocoles Territoire d’industrie ont été signés, avec Vienne Condrieu Agglomération le 26 juin 2019 (le périmètre regroupe 5 EPCI : Vienne Condrieu Agglomération et les 4 communautés de communes Entre Bièvre et Rhône (38), Pays Mormantais (69), Vallée du Garon (69) et Vallons du Lyonnais(69) : 91 communes, 243 000 habitants et 1 548 établissements dans le secteur industriel représentant 15 078 emplois, soit 18 % de l’emploi total) et avec Bièvre Isère Communauté le15 novembre 2019 qui couvre le territoire de Bièvre Isère Communauté et de la communauté de communes de Saint-Marcellin Vercors

- 3 conventions « Petites villes de demain » avec les communes de La-Côte-Saint-André (signée le 18 mai 2021) et de Chasse-sur-Rhône (signée le 19 mai 2021) et Beaurepaire (signature prévue le 7 juillet 2021).