Présentation de l'arrondissement de La Tour du Pin

 
 

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L’arrondissement de La Tour du Pin

Bien que n'étant pas le centre économique et démographique le plus important de l'arrondissement, La Tour du Pin en est le chef-lieu. Peuplée de 6.547 habitants (recensement de 1999), elle est située sur la rivière de La Bourbre. La Tour du Pin est la ville-centre de la communauté de communes « les vallons de La Tour du Pin », qui constitue, avec Cessieu, La Chapelle de La Tour, Saint Clair de La Tour, Saint Didier de La Tour, Saint Jean de Soudain, Faverges de La Tour, Dolomieu et Rochetoirin, un bassin de vie d'environ 16 000 habitants. Elle est à égale distance de Chambéry, Grenoble et Lyon (60 kilomètres), villes auxquelles elle est reliée par l'autoroute.

La population est relativement dispersée à l'exception de l'agglomération de Bourgoin-Jallieu (33 087 habitants - recensement de 1999) et de la ville nouvelle de l'Isle-d'Abeau, en pleine expansion avec près de 40.000 habitants.

Le développement économique

L'agriculture est basée surtout sur l'élevage, mais également sur les céréales, le maïs, le tabac. On y trouve un peu de vigne dans la région de Saint-Chef et Saint-Savin. Economiquement, cette partie de l'Isère a été très marquée par l'industrie textile. A partir du milieu du dix-neuvième siècle, plusieurs dizaines d'entreprises textiles ou liées au textile ont prospéré, y compris dans de modestes communes. Il en reste, d'une part quelques grandes entreprises spécialisées dans les textiles techniques, et d'autre part, à Bourgoin Jallieu, une dizaine de PME consacrées à l'ennoblissement (impression sur étoffe, gravure).

Aujourd'hui, la proximité de trois grands centres urbains (Lyon, Grenoble, Chambéry), les besoins de développement de ces agglomérations et la qualité des liaisons dont bénéficie l'arrondissement ont conduit à l'installation, depuis la fin des années soixante-dix, de nombreuses entreprises dans la ville nouvelle de L'Isle-d'Abeau et autour de Bourgoin-Jallieu: électronique (Hewlett-Packard), équipementiers (Valeo), cimentiers (Vicat, Lafarge Coppée), entrepôts de logistique (Confluent, SOCARA, Ikea), laboratoires pharmaceutiques (Merelldow, Lederle), industrie chimique (Air Products), fabrication de panneaux solaires (Photowatt), production agro-alimentaires (jambon à Aoste, salade à Saint Quentin Fallavier).

Le dynamisme économique de la ville nouvelle a permis d'accueillir 358 entreprises dans les parcs d'activité et de créer environ 14.000 emplois. Le secteur tertiaire est très présent à Bourgoin-Jallieu (hôpital, tribunal de grande instance, agences bancaires) et dans la ville nouvelle de L'Isle d'Abeau (France Télécom). Ce dynamisme de l'agglomération nouvelle de l'Isle d'Abeau est notamment soutenu par l’action de l’Epida, établissement public à caractère industriel et commercial créé en 1972 qui y joue un rôle important d’opérateur foncier (acquisition et cession aux collectivités publiques des terrains nécessaires pour la réalisation des infrastructures, des équipements publics et des opérations d’urbanisme).

La population est relativement dispersée à l'exception de l'agglomération de Bourgoin-Jallieu (33 087 habitants - recensement de 1999) et de la ville nouvelle de l'Isle-d'Abeau, en pleine expansion avec près de 40.000 habitants.

Enfin, à la suite de la fermeture de la centrale nucléaire de Creys-Malville, il a fallu mettre en œuvre un programme de reconversion du bassin d’emploi de la région de Morestel en concertation avec les collectivités locales et avec l’appui d’EdF.

L’aménagement du territoire

La création de la ville nouvelle de l’Isle-d’Abeau remonte à 1972. Elle est composée de cinq communes (Four, l’Isle-d’Abeau, Sint-Quentin-Fallavier, Vaulx-milieu et Villefontaine) organisées en un syndicat d’agglomération nouvelle (SAN). Appuyée sur une localisation à proximité de l’agglomération lyonnaise et sur un statut permettant un essor rapide, elle a acquis une dimension importante (39.000 habitants en 1999 et 18.800 emplois). Mais son statut spécifique de ville nouvelle doit bientôt disparaître. Ce retour prochain dans le droit commun incite à formaliser un projet sur une agglomération regroupant, outre la ville nouvelle, les villes de Bourgoin-Jallieu et de La Verpillière ainsi que d’autres communes parties prenantes. Un syndicat d’étude intercommunal (le SATIN) travaille sur ce projet.

L’arrondissement fait par ailleurs l’objet de deux schémas de cohérence territoriale (SCOTSchéma de cohérence territoriale):

Il est concerné par plusieurs projets d’infrastructure :

  • La ligne à très haute tension entre Lyon et Chambéry.
  • La ligne à grande vitesse Lyon-Turin (liaisons voyageurs et fret).
  • L’autoroute A48 (maillon Ambérieu-Coiranne).
  • Le Médipôle du Nord-Isère (plus grand projet d’investissement sanitaire de la région Rhône-Alpes faisant partie du plan Hôpital 2007).

Enfin, le secteur ouest de l’arrondissement (autour de l’Isle d’Abeau) appartient à l’aire métropolitaine de Lyon qui fait l’objet d’une directive territoriale d’aménagement dont l’avant-projet a été approuvé par le comité interministériel d’aménagement du territoire le 18 décembre 2003. A ce titre, elle influence fortement le développement et la structuration du Nord-Isère et incite les collectivités du territoire concerné à se constituer en un nouvel établissement de coopération intercommunale aux compétences adaptées et au périmètre suffisamment étendu.

La politique de la ville

Outre le contrat d’agglomération en cours de négociation pour les communes autour de la ville nouvelle, l’arrondissement compte un contrat de ville, celui du Nord-Isère dont la signature remonte au 6 novembre 2000.

En matière de lutte et de prévention de la délinquance, l’on dénombre dans l’arrondissement de La Tour du Pin :

  • Un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD de  Vallons de la Tour du Pin et Vallée de l’Hien).
  • Deux cellules de veille (Bourgoin-Jallieu et Villefontaine).

Par ailleurs, Villefontaine a été retenue par le ministère de l’intérieur pour bénéficier du dispositif « plan 24 quartiers ». Dans ce cadre, un plan d’actions contre la violence et les actes de délinquance a été mis en place en 2004, plan dont les principaux objectifs sont de prévenir la délinquance des jeunes, d’adapter la réponse judiciaire et la présence des forces de l’ordre, d’apporter une réponse rapide aux attentes des citoyens et de lutter contre l’économie souterraine.

Environnement naturel

Parmi les sites naturels faisant l’objet d’une politique environnementale, il faut mentionner les sites Natura 2000 (les étangs de l’Isle Crémieu, l’étang et la tourbière du Grand Lemps-Chabons, ainsi que les marais alcalins de l’Ainan et Bavonne).

L’arrondissement est particulièrement exposé au risque d’inondation. Le 6 juin 2002, autour des communes de Saint-Geoire-en-Valdaine et de Pressins, des pluies torrentielles ont provoqué d’importants dommages (un mort et d’importants dégâts matériels) du fait des inondations, coulées de boues et mouvements de terrain qui s’en sont suivis. L’état de catastrophe naturelle a été reconnu et d’importants travaux de reconstruction ont été menés depuis. S’agissant de la Bourbre, cours d’eau présentant également un fort risque d’inondation, un schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGESchéma d'aménagement de gestion des eaux) est en cours d’élaboration.