L’Isère en quelques lignes

 
 

avril 2013

L’Isère : un territoire contrasté , en pleine évolution au centre de Rhône-Alpes

La région Rhône-Alpes, avec huit départements, se classe au deuxième rang des régions françaises par rapport à sa population ( 6,2 millions d'habitants - INSEEInstitut national de la statistique et des études économiques 2010).
Le Rhône et l’Isère sont les deux départements les plus peuplés ; ensemble ils accueillent 50 % de la population de Rhône-Alpes.
Le département de l’Isère, doit son nom à la rivière  qui le traverse.
Situé au coeur des Alpes, le département  est desservi par de grandes infrastructures de communication nord-sud (autoroute A7, ligne TGVTrain à grande vitesse) et ouest-est (autoroutes A43-A48 et A49-A41). Dans l'avenir, il bénéficiera du projet de liaison transalpine Lyon-Turin.
L’Isère se classe au dixième rang des départements français avec une superficie de 7 882 km2. Il est le plus vaste de la région Rhône-Alpes et compte 1,2 millions d’habitants (INSEE 2010) répartis sur 533 communes.
Généralement perçu comme un département de montagne, il se compose en fait d’entités bien distinctes.
Le Sud-Isère, montagneux, avec des altitudes qui s’étagent de 200 m à 4 086 m (pic Lory dans les Ecrins), s’identifie par des hauts massifs cristallins (Oisans, Grandes Rousses, Belledonne) et des bastions calcaires préalpins (Chartreuse, Vercors).
Le large sillon du Grésivaudan, creusé par l’érosion glaciaire est emprunté par l’Isère qui, après la confluence avec le Drac, s’échappe des montagnes par la cluse de Voreppe formant ainsi au niveau de Grenoble un carrefour de vallées en forme de Y.
Au Sud, le Drac façonne le Trièves, le Beaumont et la Matheysine.
Le Nord-Isère ou Bas-Dauphiné, situé entre les préalpes et la vallée du Rhône, est constitué de plaines, vallées et plateaux dont l’altitude s’échelonne de 132 m (Sablons) à 700 mètres. Au cours des temps géologiques, les glaciers ont façonné ce relief en laissant des moraines, des marais et des étangs.
Sur plus de 100 kilomètres, le fleuve Rhône en dessine la périphérie; après avoir contourné l’Isle Crémieu, écaille calcaire détachée du Jura, il emprunte la plaine de Lyon et le couloir rhodanien.

Cependant le département ne peut se décrire en quelques lignes.

Il est à la fois montagnard (274 communes concernées par un classement en zone défavorisée « montagne » au titre de l’indemnité compensatrice de handicaps naturels , 229 communes classées pour tout ou partie en zone « loi montagne » ), sous influence urbaine  (491 communes INSEE 2010) et aussi rural  si l'on se réfère à la taille des communes...
L’influence urbaine touche pratiquement tout le département : décongestionnement de l’aire lyonnaise en direction de l’agglomération Bourgoin-Jallieu/Isle-d’Abeau, saturation du couloir rhodanien, étalement de l’agglomération grenobloise dans le sillon alpin, extension des espaces résidentiels périphériques avec leurs cortèges de déplacements pendulaires saturant les axes de circulation (Grésivaudan, Voironnais, Balcons de Belledonne, Chartreuse, Vercors, Trièves…), accès à la résidence secondaire, développement de l’accueil et des activités touristiques, aménités des espaces naturels….
Cependant, quelques cantons (Valbonnais, Corps…) continuent à se dévitaliser avec la disparition des services, le vieillissement de la population, l’abandon de l’agriculture et la fermeture des paysages.
Les activités industrielles qui ont marqué et même symbolisé l’économie du département (hydroélectricité, chimie, métallurgie, papeterie, chaux/ciment…) sont toujours présentes notamment dans les vallées (Rhône moyen, Romanche, Fure, Morge, Bréda…). Par contre l’activité minière est définitivement abandonnée (plateau de La Mure) et le secteur de Morestel a subi l’arrêt du surgénérateur Super Phénix de Creys-Malville.
Les besoins en espaces économiques et de services demeurent importants (plates-formes multimodale et logistique, zones d’activités : Centr'Alp, Crolles, Grenoble Air Parc, secteur de St-Exupéry…). Les projets les plus significatifs en termes d’investissement et d’emploi sont tournés vers la recherche, les micro-nanotechnologies, les biotechnologies….
En corollaire, les besoins en infrastructures, en habitat social et résidentiel s’accroissent considérablement.