Eau

 
 

juillet 2013

Hydrographie

Les ressources en eau se partagent selon quatre sous-bassins identifiés dans le cadre du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux du grand bassin Rhône-Méditerranée :
- Affluents rive gauche du Rhône : bassin versant du Guiers
- Bas Dauphiné : bassin versant de la Bourbre, affluents rive gauche du Rhône issus du plateau de l'Isle Crémieu (Bièvre, Save, Huert, Amby, Girondin...), 4 vallées du Bas Dauphiné (Véga, Sévenne, Gère, Gervonde), Varèze, Sanne, Dolon, bassin versant de l'Oron et du Rival
- Isère amont : bassins versants du Drac, de la Romanche et de l'Isère à l'amont de Grenoble
- Isère aval : bassins versants de la Vence, de la Morge, de la Fure, de la Bourne, affluents rive gauche de l'Isère issus du plateau du Vercors, affluents rive droite de l'Isère à l'aval de Grenoble (Cumane, Tréry, Merdaret).

Des eaux superficielles abondantes mais inégalement réparties

Globalement abondante, la ressource superficielle se répartit inégalement sur le territoire du département.
Les cours d'eau  de type nival et pluvio-nival présents sur la moitié sud du département sont à l'origine de l'essor de l'industrie isèroise avec le développement à la fin du XIXème siècle de la " Houille blanche ". Leur débit de référence d'étiage élevé est encore revalorisé par l'influence de huit grandes retenues hydroélectriques.
Certains cours d'eau de la moitié nord du département présentent de faibles valeurs de débit de référence et peuvent, certaines années, présenter des sècheresses marquées.
La faiblesse de la ressource superficielle sur l'est et le nord du département coïncide avec les secteurs de plus forte demande estivale, en particulier pour l'irrigation. Certains secteurs sensibles nécessitent la mise en place de systèmes de répartition de la ressource.

Un risque d'inondation très présent

La densité du réseau hydrographique, associée aux caractéristiques pluviométriques et topographiques du département sont à l'origine d'une très forte sensibilité du territoire aux inondations. Les vallées du Rhône, de l'Isère, du Drac aval et de la Romanche, certains tronçons de la Bourbre et du Guiers, présentent des aménagements anciens (endiguements, recalibrages....). Les torrents et rivières torrentielles sont également le siège de crues significatives dont les débordements parfois violents, associés à des charriages importants de matériaux, affectent les zones urbanisées implantées le long de leur cours. Au total, 287 communes sur les 533 que compte le département sont soumises à cet aléa, dont 109 avec des contraintes fortes.
Les 1 350 plans d'eau (soit 3 250 ha) constituent une caractéristique du département, bien qu'ils ne soient pas reconnus parmi les zones d'étangs d'importance significative à l'échelle du territoire national. Le secteur des 4 vallées du Bas Dauphiné en compte à lui seul plus de 250.

Des eaux souterraines à préserver

Au sein des massifs montagneux, des ressources en eaux souterraines importantes se situent au droit des vallées, lorsque des dépôts suffisamment épais et perméables peuvent constituer des magasins aquifères. En particulier les vallées de l'Isère, du Drac et de la Romanche disposent de ressources en eaux souterraines importantes.
Dans les zones moins escarpées, ce sont les ressources gravitaires ou les petits domaines aquifères à faible réserve qui prédominent. Toutefois, l'extrémité sud du Jura (Isle Crémieu) et les préalpes calcaires (Vercors, Chartreuse) sont le siège de circulations karstiques importantes, en liaison avec une forte pluviométrie qui caractérise le secteur. Ces ressources, largement exploitées, demeurent malgré tout très vulnérables.
Outre la nécessité de protéger localement les 1 200 captages d'alimentation en eau potable, une attention spécifique est portée à la protection des ressources souterraines  pour les trois massifs karstiques et les douze nappes d'eau souterraine. De plus, la majeure partie des communes de la moitié nord du département, sont inscrites en tant que zone vulnérable au titre de la Directive nitrates .

Une gestion concertée bien développée

La diversité et l'importance de la ressource en eau, associées à une forte pression anthropique due à la dynamique économique du département, ont motivé des initiatives de gestion concertée  de nature diverse :
- la prise en charge du risque d'inondation par les associations de propriétaires riverains de l'Isère, du Drac aval et de la Romanche remonte au XIXè siècle
- les "contrats de rivière" constituent des outils de programmation. Ils présentent des séries d'actions sur 5 ans de gestion qualitative ou quantitative, de mise en valeur des cours d'eau, ou de connaissance de la ressource. Le territoire du département est concerné par de nombreux contrats de rivière
- les schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGESchéma d'aménagement de gestion des eaux) définis en application de la loi sur l'eau de 1992 constituent des outils de planification et d'orientation directement opposables à la décision publique dans le domaine de l'eau.
Ils concernent la Bourbre, le Drac et la Romanche, la Bièvre Liers Valoire, le Drac amont, Est Lyonnais et la molasse Miocène du bas Dauphiné et des alluvions de la plaine de Valence.