Présentation des risques naturels en Isère

 
 

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>> Consulter l'Atlas des risques naturels du département : http://www.irma-grenoble.com/

AVALANCHES

Provoquée par une rupture du manteau  neigeux,  une avalanche correspond à un déplacement rapide d’une masse de neige plus ou moins importante sur une pente.
 
Rares autrefois, les accidents d’avalanches sont devenus plus fréquents avec le développement des sports d’hiver et l’aménagement de la montagne.
 
Chaque hiver, les avalanches sont responsables de la mort d’une trentaine de personnes dans les massifs français. C’est à ce titre un des risques naturels les plus meurtriers en France.
 
Si tous les massifs de l’Isère sont concernés par ce risque (Belledonne, Chartreuse, Vercors), les communes de l’Oisans sont plus particulièrement exposées.

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FEUX DE FORETS

 Le risques feux de forêts est classifié dans la catégorie des risques naturels.
 Le département de l’Isère avec 243 000 ha boisés dont 207 000 ha réellement productifs est le plus important département forestier de la région Rhône-Alpes.
 
 Les secteurs les plus vulnérables sont les suivants :
 

  • plaines et coteaux méridionaux du Bas Dauphiné (massifs de Bonnevaux et Chambaran)
  • contreforts méridionaux du Vercors (sous influence méditerranéenne)
  • le plateau du Trièves (les cantons de La Mure, Valbonnais, Monestier de Clermont, Clelles et Mens apparaissent comme les plus préoccupants du département).

 Les facteurs aggravants :

  • la nature des essences d’arbres
    La forêt sera d’autant plus combustible que les arbres seront faibles en  teneur d’eau. Les résineux sont bien évidemment plus à risque que les feuillus.
  • le climat
    La sécheresse favorise l’inflammation et le vent la propagation. Les versants sud et ouest des montagnes sont les plus menacés par des feux de forêt.
  • l’entretien des forêts
    Les forêts non entretenues sont en général le siège de feux de forêts. 162 000 ha en Isère appartiennent à des propriétaires privés, 14 000 de ces ha sont soumis à un plan de gestion. Les hectares restant ont donc un entretien aléatoire.
  • l’écobuage
    L’écobuage, bien qu’en régression, est encore pratiqué en Isère. Un arrêté communal peut définir les dates possibles pour les feux de végétaux ou de broussailles par des particuliers. Il s’avère que souvent les feux de forêts ont pour origine cette pratique agraire.
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INONDATIONS

Une inondation est une submersion plus ou moins rapide d’une zone, avec des hauteurs d’eau et des vitesses d’écoulement variables. Elle est due à une augmentation du débit d’un cours d’eau ou à un ruissellement de versant provoqué par des pluies importantes ou durables.
 
 On distingue plusieurs types d’inondations :
 

  • les inondations de plaine
    Les crues de plaine résultent de précipitations prolongées sur des sols où le ruissellement est long à se déclencher. Le cours d’eau sort de son lit ordinaire pour occuper son lit majeur.
  • les inondations par crues torrentielles
    Crue au niveau d’un torrent qui, en raison d’une forte pente va entraîner un chargement en matériaux solides de l’eau (sables, cailloux de tailles variés) que le torrent va transporter vers l’aval. Par suite de la forme du lit (rétrécissement, présence d’ouvrages tels que des ponts) le lit s’obstrue et le torrent déborde en causant des dégâts dans le voisinage.
     
    Ces crues sont le plus souvent liées à de fortes pluies (orages isolés en été, perturbations climatiques à l’automne) ou à la fonte des neiges.
  • les inondations par ruissellement en secteur urbain
    Les inondations par ruissellement en secteur urbain sont celles qui se produisent par écoulement dans les rues de volumes d’eau ruisselé sur le site où à proximité et qui ne sont pas absorbées par le réseau d’assainissement superficiel et souterrain.
  • les inondations consécutives aux remontées de nappes phréatiques
  • les coulées de boues
    Il s’agit d’un écoulement fortement chargé en sédiments entraînant des particules de sol. En général cet écoulement n’est ni visqueux, ni épais. Ce terme peut prêter à confusion, notamment en région de montagne où il peut être assimilé, de façon impropre à une certaine forme de mouvement de terrain.
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MOUVEMENTS DE TERRAIN

 On définit les mouvements de terrain comme les manifestations du déplacement gravitaire de terrains déstabilisés par l’action d’agents naturels (séisme, pluie, neige, sécheresse) ou anthropique.
 
 Ils peuvent se traduire par :

  • les effondrements et affaissements de terrain
  • les éboulements et chutes de blocs et de pierres (secteurs particulièrement concernés : Oisans, nord de l’agglomération grenobloise)
  • les glissements et coulées boueuses associées (secteurs particulièrement concernés : Trièves, Chartreuse, Balcon de Belledonne et Haut Grésivaudan, Sud Grésivaudan)
  • les laves torrentielles
  • les mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols
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SEISMES

 Un séisme est une fracture brutale des roches en profondeur créant des failles dans le sol et parfois en surface.
 Il se traduit par des vibrations du sol transmises aux bâtiments. Les dégâts observés sont fonction de l’amplitude, de la durée et de la fréquence des vibrations.
 
 Les communes du nord-ouest du département sont les moins concernées par ce risque.
 
 Un séisme est caractérisé par :

  • son foyer : point de départ du séisme
  • sa magnitude : identique pour un même séisme, elle mesure l’énergie libérée par celui-ci (échelle de Richter)
  • son intensité : variable en un lieu donné selon sa distance au foyer, elle mesure les dégâts provoqués en ce lieu (échelle MSK)
  • la fréquence et la durée des vibrations : ces deux paramètres ont une incidence fondamentale sur les effets en surface
  • la faille provoquée (verticale ou inclinée) : elle peut se propager en surface.
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